L’économie circulaire : un principe économique vertueux

L’économie circulaire : un principe économique vertueux

L’économie circulaire : un principe économique vertueux 600 450 Expodif

Formalisée par Michael Braungart et de William McDonough au début des années 2000, l’économie circulaire est un modèle économique qui s’appuie sur une vision systémique de la création de produits finis. De cette façon, l’économie circulaire fonctionne en boucle de sorte qu’elle s’affranchit, dans le domaine du possible, de la création de déchets.

Si cette théorie se développe à partir de la fin des années 1980 en Europe, au Japon et aux États-Unis, il faut attendre le début des années 2000 pour qu’elle soit concrètement appliquée à certains secteurs d’activités.

En France, il faudra attendre l’année 2009 pour que sorte le premier livre (Économie circulaire : l’urgence écologique de Jean-Claude Lévy) traitant de l’économie circulaire, même si ses principes sont mis en place bien avant. Retour sur ce système économique et sur les impacts positifs qu’il apporte à nos sociétés.

sauver le livre en lui donnant une seconde vie

L’économie circulaire c’est quoi ? Retour sur quelques éléments de définition

Il peut être à la fois facile et difficile de définir concrètement ce qu’est l’ « économie circulaire » tant la notion est jeune et a fait l’objet de nombreuses études et propos. Pour autant, plusieurs consensus existent à l’heure d’expliquer cette théorie économique.

Dans l’ensemble, l’économie circulaire se définit comme une approche économique plus vertueuse, écologiquement parlant, que les systèmes économiques classiques et traditionnels qui sont fondés sur la production, l’accumulation de richesse et sur la destruction de ressources.

À l’inverse, l’économie circulaire a pour objectif de réduire drastiquement la création de déchets et de limiter le recours à des énergies d’origine fossile (pétrole, charbon, gaz). De cette manière, ce modèle se veut sobre en matière première (qui sont, par définition, peu ou lentement renouvelables), et s’oriente vers l’utilisation d’énergies propres. L’économie circulaire se base ainsi sur l’écoconception, sur le recyclage rapide des objets désuets, et sur le recours aux circuits courts, le tout pour produire des biens de consommation plus respectueux que l’environnement.

L’économie circulaire peut se définir comme une organisation des processus de production mettant en avant la réparation, le réemploi et le recyclage pour diminuer la destruction de ressources et la création de déchets et peut s’appliquer à n’importe quel secteur économique.

Ainsi, ce modèle s’applique également au marché du livre, ou l’on peut, par exemple, avoir recours à l’achat de livres utilisés (principe du livre d’occasion) ou à l’achat de livres en arrêt de commercialisation (principe du livre soldé), éviter la destruction de livres inutilisés ou sortis des circuits de vente traditionnels, recycler le papier des livres détruits et favoriser les circuits courts pour s’approvisionner en ressources.

Les principes de l’économie circulaire et ses piliers

Pour fonctionner, l’économie circulaire s’est dotée de certains principes et de plusieurs piliers, qui permettent de guider l’organisation des processus de production et de réfléchir à celui-ci. Il est intéressant de relever que ces principes et piliers s’appliquent tout au long de la chaine de production et de consommation, ce qui implique que consommateurs et producteurs sont tous deux acteurs de l’économie circulaire.

Economie circulaire - 3 principes fondamentaux et 7 piliers

Source : www.ademe.fr – Agence de la transition écologique.

Les trois principes fondamentaux de l’économie circulaire

On retrouve globalement trois principes qui structurent la philosophie de l’économie circulaire.

Tout d’abord, l’économie circulaire mise sur la préservation et le développement du capital naturel. De cette manière, on contrôle le stock de matières finies et le flux de ressources renouvelables pour favoriser la circulation de matières dans le cercle vertueux.

Second principe du modèle économique : l’optimisation des ressources. Cela suppose allonger la durée de vie des produits finis, mais également de les partager, ce qui permet de préserver aussi bien le travail, l’énergie et les matières utilisées.

Finalement, le troisième principe vise la création d’un environnement propice au développement d’un cercle vertueux. Ce principe implique une réflexion constante vis-à-vis des différentes façons d’améliorer l’économie circulaire en supprimant les « externalités négatives » qui pourraient lui nuire.

Les sept piliers de l’économie circulaire

À ces trois principes fondamentaux qui orientent et donnent un fil conducteur à l’économie circulaire se rajoutent sept piliers, qui tournent autour de la production, du comportement du consommateur et de la gestion des déchets :

  1. l’approvisionnement durable qui optimise l’approvisionnement en ressources naturelles et énergétiques.
  2. L’écoconception, qui a pour objectif de minimiser l’impact environnemental lors de la production d’un produit.
  3. L’économie de fonctionnalité, qui privilégie l’usage et non la possession. Par exemple, au sein d’une même famille, au lieu d’acheter deux livres identiques, le prêt est favorisé.
  4. L’écologie industrielle et territoriale qui favorise les circuits courts et la coopération d’entreprise au sein d’une même région
  5. Le réemploi et la réparation qui permettent de donner une seconde vie aux objets dysfonctionnels.
  6. L’allongement de la durée d’usage, qui réduit l’obsolescence programmée.
  7. Le recyclage, qui permet de valoriser les matières premières issues de déchets.

Ces sept piliers, appliqués à l’économie du livre, permettent la production d’imprimés issus de la taille raisonnée et durable de forêts et à un approvisionnement en matière première (papier, mais également emballages et encre) issus d’un tissu économique local, tout en faisant intervenir des acteurs régionaux dans la production matière première. Plus encore, côté consommateur, l’économie circulaire du livre permet le prêt, la réutilisation, l’achat en seconde main de livres anciens. Le recyclage permet finalement de réutiliser près de 90% de la matière première d’un livre et de la réinjecter en début de processus de production.

Schématisation théorique des principaux segments du cycle de vie du livre papier
selon un principe d’économie circulaire.

le livre appliqué à l'économie circulaire

Source : Rapport_25-11-2019_”Vers une économie plus circulaire dans le livre”,
publié par WWF France.

Impacts et enjeux économiques et écologiques de l’économie circulaire

Le modèle économique circulaire, qui a commencé à s’implanter au sein de différents secteurs d’activités à partir des années 2000, présente de nombreux avantages. Pensée originellement comme un modèle écologiquement vertueux, l’économie circulaire a également permis de faire des progrès aussi bien économiquement que socialement parlant

Les bénéfices économiques

Bien que l’économie circulaire soit parfois surnommée comme « décroissante » ou « frugale » par ses détracteurs, ce modèle économique présente en réalité de nombreux bénéfices économiques et participe à une croissance durable de l’économie.

Tout d’abord, il apparait que le recyclage des déchets est un important créateur d’emploi. En comparaison avec l’incinération, qui ne demande que 20 à 40 personnes pour le traitement de 10 000 tonnes de déchets, le recyclage, pour traiter et recycler le même volume, fait intervenir près de 250 salariés.

Plus encore, et de manière vertueuse, le recyclage des déchets permet de fixer des emplois locaux, là où le traitement « traditionnels » des déchets (enfouissement ou incinération) implique généralement la délocalisation de l’activité dans d’autres régions, voire dans d’autres pays. C’est, en somme, un gage pour le développement d’activités implantées territorialement.

Dans le domaine du livre, l’économie circulaire permet concrètement de limiter le déboisement dans certains pays et de favoriser l’arboriculture française (pour alimenter le cycle en matière première). À cela s’ajoute également l’implantation de papeteries et d’usines de recyclage sur le territoire. Ce modèle permet finalement de faire des économies d’échelles (transports et utilisation de matières premières) grâce à un approvisionnement local.

Les bénéfices écologiques et sociaux

Bien au-delà de bénéfices économiques certains, l’économie circulaire affiche des résultats économiques et sociaux plus qu’encourageants.

Principal pilier de l’économie circulaire, le recyclage permet tout d’abord de limiter la destruction du milieu naturel. En effet, on sait aujourd’hui recycler presque tous les matériaux en limitant grandement la « perte » de matière au cours de ce processus. Plus encore, le prêt, la réutilisation et la réparation permettent de réduire une demande souvent trop forte, qui implique une grande production qui souvent polluante dans les schémas traditionnels.

Dans le cas concret du marché du livre et du papier, l’économie circulaire, grâce au recyclage des matières premières, limite fortement la déforestation. De cette façon, l’économie circulaire permet à la fois de réduire la déforestation et les conséquences qui vont avec (disparition et extinction d’espèces) et le transport de matière première, qui occasionne des émissions de CO2. Cela permet également de limiter l’usage de l’eau lors de cultures intensives d’arbres à papier.

L’économie circulaire inclut également une portée sociale : elle favorise les échanges de proximité et contribue à l’apparition d’une économie de territoire, à rebours d’une économie profondément mondialisée.

Les raisons pour favoriser l’économie circulaire

On estime aujourd’hui, et selon les prévisions de scientifiques et acteurs économiques que l’espèce humaine aura besoin de « deux terres » en 2050 pour subvenir à ses besoins s’il n’y a aucun changement conséquent dans nos processus de production et nos habitudes de consommation.

Au vu de ces projections pessimistes, l’économie circulaire apparait en réalité comme une réponse et une solution à l’urgence actuelle, et permettrait de sortir de la spirale négative de l’économie de marché « traditionnelle ». Ce modèle permettrait en effet de répondre à une demande de consommation croissante qui doit être satisfaite, et permettrait de limiter grandement l’utilisation et l’exploitation des sols, des forêts et des cours d’eau.

Une telle transition permettrait à la fois de mieux gérer nos ressources, grâce à une consommation raisonnée de matière première, et de les réutiliser efficacement grâce au partage et au recyclage.

De ce fait, il est aujourd’hui important de favoriser l’économie circulaire, que ce soit par logique économique (nos matières premières s’épuiseront), écologique (notre terre ne pourra plus satisfaire notre demande) et même sociale.

Expodif : une entreprise engagée dans l’économie circulaire

Pour toutes ces raisons, Expodif a fait le pari d’intégrer les principes portés par l’économie circulaire au sein même de ses valeurs d’entreprise.

En tant que grossistes de livres neufs à prix réduit, nous sauvons de la destruction des livres qui ne sont plus dans le circuit traditionnel du marché et leur donnons une deuxième vie. De cette façon, nous contribuons à limiter l’impact environnemental que suppose la production de livres et nous démocratisons l’accès à la lecture.

Plus encore, nous nous engageons à travailler qu’avec des partenaires locaux et favorisons les circuits courts : notre entrepôt se situe à Malesherbes et tous nos partenaires locaux nous fournissent en fournitures de bureau et emballages issus du recyclage et de la récupération. Nous réduisons l’utilisation d’emballages et de plastiques. Nous limitons bien évidemment la longueur des acheminements et privilégions l’utilisation de véhicules électriques afin de privilégier le dynamisme économique local.

Tous les livres qui intègrent nos systèmes de distribution et ceux et qui ne trouvent pas acheteurs sont recyclés à 100% pour la production de matière première, réinjectée dans la production de livres.

Toutes ces actions entreprises par l’équipe d’Expodif, ses partenaires et ses clients portent leurs fruits. En 2020, ces actions ont permis de contribuer activement à diminuer l’impact environnemental :

0

Arbres sauvés

0

Litres d'eau économisés

0

CO2 non émises

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